Le développement urbain de la planète et les formes empruntées par la métropolisation depuis les années 1960 sont semble-t-il sur le point de rendre obsolète la poétique de l’unique.
L’emprise toujours croissante de techniques hors d’échelle, au regard des caractéristiques de la singularité de l’homme, me pousse à créer des atmosphères et des pièces à dimensions humaines.

J’en appelle à un art de la présence pour investir toutes les possibilités d’édification de l’être humain, avec l’utilisation optimale des matières naturelles par des savoirs-faire ancestraux. Je propose de redécouvrir l’essence de l’art en renouant avec ses valeurs originelles.
Je crée des lieux de sens où l’espace de mes pièces mis en tension, accueille les visiteurs, laissés libre de déambuler et de flâner dans les accords de matières... qui révèlent la lumière.

Mon langage se décline autour de la peinture vue comme une porte, c’est à dire un passage vers un autre monde et la sculpture, sa clef. Le visiteur accueilli dans cet espace comme un troisième élément engage une relation, tourne la clef des songes et ouvre la porte des cieux.

«Ma vie prend la forme du regard que je lui porte»